La Ferme au Chocolat
L'artiste chocolatier

Grégoire Engrand,et la finesse d'un orfèvre.

Trente ans qu'il travaille le chocolat comme une matière d'art. Des Puces de Saint-Ouen à une ancienne grange briarde, voici l'histoire d'un homme qui n'a jamais voulu ressembler à personne d'autre.

Portrait de Grégoire Engrand tenant un plateau de ses chocolats dans la boutique de La Ferme au Chocolat à La Houssaye-en-Brie
« Mon but : être le plus proche de la fève de cacao et ajouter un minimum d'ingrédients, si possible issus du terroir. »
Grégoire Engrand
Parcours

Un chemin obstiné

  • Les débuts

    Blois, Tours, le Lion d'Or

    Grégoire se forme aux lycées hôteliers de Blois et Tours, puis rejoint le grand hôtel du Lion d'Or à Romorantin où il passe quatre années en cuisine. Une expérience à l'étranger ensuite, et déjà l'envie d'un métier à lui.

  • Le déclic

    Les Puces de Saint-Ouen

    Il commence sa carrière de chocolatier en vendant du chocolat chaud aux Puces de Saint-Ouen, puis y ouvre une boutique à proximité. Les marchands du marché lui prêtent leurs œuvres d'art à reproduire en chocolat — peintures, sculptures — et l'obsession du travail d'orfèvre ne le quittera plus.

  • Mars 2007

    La ferme briarde

    Il reprend une ancienne grange briarde à La Houssaye-en-Brie et la transforme en chocolaterie. L'emblème est choisi : un coq. Le nom aussi : La Ferme au Chocolat — Fonderie à la Campagne.

  • 2013

    CIRAD, Montpellier

    Pour comprendre la fève comme un œnologue lit son vin, il se forme au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) de Montpellier — décryptage et dégustation du cacao. Un autre regard sur la matière.

  • Aujourd'hui

    Trente ans dans la matière

    Trente ans de travail, toujours indépendant, jamais rattaché à une marque. Sculptures origine Madagascar, noisettes de la Brie, tablettes, et maintenant des cookies d'auteur — tous pensés comme des pièces de chocolaterie.

Chocolat fondu versé en ruban sur le marbre de la fonderie briarde pour le tempérage
Le geste
Tempérage au marbre
Savoir-faire

De l'arbre à la tablette

Tout est fabriqué sur place, sans sous-traitance, sans masterclass vendue à l'heure. Quatre gestes, tous faits à la main, depuis la fève jusqu'à la pièce finie.

01

Sélection de la fève

Grégoire choisit lui-même ses fèves, notamment celles de Madagascar, auprès de torréfacteurs spécialisés. Il goûte chaque lot avant d'acheter — la qualité de travail du torréfacteur pèse autant que l'origine.

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Torréfaction et conchage

Tout se fait sur place, dans la fonderie. Chaque origine a son profil de torréfaction, chaque lot son temps de conchage. Ce qui prend du temps ne se raconte pas — ça se goûte.

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Tempérage au marbre

Le chocolat est travaillé à la main, au marbre, comme on travaillait à l'atelier il y a cinquante ans. Cristallisation stable, cassure nette, brillance d'orfèvre.

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Ingrédients minimum

Le moins possible, et quand c'est possible, issus du terroir. La Noisette de la Brie en est le meilleur exemple : locale, au pied de la fonderie, et incorporée entière dans les tablettes.

Grégoire Engrand sur la plantation MAVA, Madagascar Pure Origin, vallée du Sambirano
Aux origines du cacao

Madagascar,
vallée du Sambirano

Grégoire est allé chercher son cacao là où il pousse — dans le nord-ouest de Madagascar, sur la plantation MAVA, dans la vallée du Sambirano, près d'Ambanja et face à l'île de Nosy Be. La vallée du Sambirano concentre à elle seule 90 % du cacao malgache, et Madagascar est le seul pays d'Afrique à porter le label fine cocoade l'ICCO.

Ce n'est pas une visite unique. Grégoire y retourne régulièrement, souvent accompagné de sa famille et de sa sœur, à chaque étape qui compte. Il tient son partenariat historique avec la Chocolaterie Robert, maison malgache fondée en 1940 et devenue l'une des références mondiales du chocolat artisanal d'origine unique.

Façade de la Chocolaterie Robert à Madagascar, partenaire historique de La Ferme au Chocolat depuis 1940
Journal de bord d'un chocolatier

De la cabosse au sac de jute

Quatre gestes au cœur de la plantation, documentés en images et dans les mots mêmes de Grégoire.

Grégoire Engrand cueille une cabosse de cacao mauve sur un arbre de la plantation MAVA, Madagascar
Cueillette

Cabosses récoltées à la main, sous les bananiers d'ombrage, au cœur de la plantation MAVA.

Caisse en bois traditionnelle couverte de feuilles de bananier pour amorcer la fermentation du cacao
Fermentation

Sept jours en caisses de bois, sous les feuilles de bananier, pour que les arômes de fève se révèlent.

Grégoire Engrand retourne au râteau les fèves de cacao qui sèchent au soleil sur une terrasse de la plantation MAVA
Séchage

« Elles doivent être retournées toutes les 2 h, afin qu'elles sèchent régulièrement, pour retirer vraiment toute humidité. Car si on laisse trop d'humidité, elles vont moisir. »

Cueilleuses malgaches de la plantation MAVA, triant les fèves de cacao à la main dans des paniers en vannerie
Contrôle qualité

« C'est un deuxième contrôle, un énième contrôle : le contrôle de qualité. »

Grégoire Engrand forme une chocolatière, lui transmettant les gestes de l'alignement des ganaches avant enrobage
Transmission

Partager un métier

Grégoire ne se contente pas d'importer des fèves. À chaque voyage, il partage ses tours de main avec les équipes malgaches, transmet ses gestes à la génération qui monte, et accueille occasionnellement des chocolatières en formation dans sa fonderie briarde. Son métier est un dialogue, pas un monologue.

« Partage et générosité restent toujours mes maîtres mots. »
Grégoire Engrand, Journal de bord d'un chocolatier
Pochoir en lettres rouges Produce of Madagascar peint à la main sur un sac de jute à la plantation MAVA
Retour à la ferme

Les sacs prennent la route de la Brie

Une fois triées, pesées et conditionnées, les fèves voyagent jusqu'à La Houssaye-en-Brie. De la plantation à la tablette, tout ce qui entre dans la fonderie briarde vient de la même vallée. Une seule origine, une seule signature.

Chocolat fondu en ruban versé sur le marbre de la fonderie briarde — dernière étape du voyage depuis Madagascar
Et commence ici
Sur le marbre de la fonderie briarde.
En complément

Plus d'images du voyage

Grégoire Engrand penché sur des grains de cacao dans l'usine de transformation de la Chocolaterie Robert, Madagascar
Grégoire Engrand inspecte les sacs de cacao dans un conteneur à l'usine de la Chocolaterie Robert
Travailleur malgache retournant au râteau les fèves de cacao qui sèchent au soleil sur la plantation MAVA
Réception d'un conteneur de sacs de cacao Madagascar à l'atelier de Grégoire Engrand
Grégoire Engrand devant un avion Tsaradia à l'aéroport, en route vers l'île de Nosy Be à Madagascar
Bracelet vango-vango travaillé à la main par un artisan joaillier lapidaire malgache rencontré par Grégoire lors de son voyage
Sa méthode
« Tout est fabriqué ici. Je ne suis pas attaché à une marque, mais je goûte la matière première avant de l'acheter auprès des torréfacteurs de cacao, dont la qualité de travail a une très grande importance. »
Grégoire Engrand
Le travail d'orfèvre

Des sculptures en chocolat

Hommage à Madagascar, d'où vient une grande partie du cacao de la maison : faune, flore, fève brute — autant de pièces modelées à la main par Grégoire.

Sculptures noir Madagascar
Lapin rieur en chocolat noir
Sculptures lait Madagascar
Boîte de sardines en chocolat
Noisettes de la Brie nature
Grignottines en chocolat noir

Venez le rencontrer

La boutique donne directement sur le laboratoire. C'est voulu : on vient voir Grégoire autant qu'on vient acheter son chocolat.

Horaires & accès